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Le bon plan | Pour une (grosse) poignée de dollars (ou d’euros)
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mi-banquier mi-poisson

Pour une (grosse) poignée de dollars (ou d’euros)

mi-banquier mi-poissonBeaucoup pensent que c’est l’État qui a le privilège de la création monétaire. En réalité, si c’est bien lui qui réglemente l’usage de la monnaie (la loi dit qu’on ne peut refuser un paiement en euros), et si c’est lui qui imprime les pièces et frappe les billets (à moins que ce ne soit l’inverse), la plus grande partie de l’argent disponible (plus de 95%) est le fruit du crédit.
Quand une banque accorde un prêt, cet argent n’est pas celui des autres déposants : jamais au guichet on ne vous dira : « Ah ! Non, désolé M. Dupont, on ne peut pas vous rendre votre argent aujourd’hui, on l’a prêté à M. Dupond ». Non, quand les banques prêtent du pognon elles le créent ex nihilo par un simple jeu d’écriture : l’argent est d’abord de la dette.
Résumons. Vous avez besoin de 10 000 E pour acheter une voiture par exemple, vous allez voir votre banquier, il vous demande plein de paperasse pour juger de votre capacité à rembourser.
Admettons qu’il accepte, la voiture ne sera à vous que lorsque vous aurez remboursé votre crédit plus les intérêts. En attendant, l’auto appartient à la banque qui viendra la récupérer en cas de défaut de paiement.
Notez bien qu’il y a comme qui dirait un léger problème… Non, vous ne voyez pas ?
Consultez le problème mathématique dans l’encadré et revenez !

 


• Postulat de départ
Tu fabriques de l’argent (des pièces et billets d’euros) et moi non. J’aimerais que tu me prêtes de l’argent, je n’en ai plus.
• Proposition
Tu me prêtes 5 E, je devrais t’en rendre 6 (5 + 1 E d’intérêt)
• Problématique
Comment vais-je te rendre 1 E de plus s’il n’y a que toi qui peux le fabriquer ?


 

Ça y est ? Et oui la banque a créé les 10 000 E du prêt, et cet argent existe (il sera détruit lors du remboursement) mais l’oseille des intérêts où peut-on le trouver ? Il n’existe tout simplement pas ! Il n’y a pas assez d’argent en ce bas-monde pour que tous les emprunteurs puissent rembourser le principal plus les intérêts : certains rembourseront, d’autres ne pourront pas, feront faillite et seront saisis, et enfin, d’autres devront contracter d’autres crédits afin de rembourser les intérêts des emprunts précédents, ce que font régulièrement les États.
Mais les États, me direz-vous, pourquoi empruntent-ils, alors qu’il leur suffirait de créer l’argent dont ils ont besoin ? Et cela sans payer d’intérêts. Après tout, c’est ce qu’ils faisaient avant. Et bien ils se le sont eux-mêmes interdit. D’abord avec la loi du 3 janvier 1973 réformant les statuts de la Banque de France, puis, avec l’article 104 du traité de Maastricht (transposé dans l’article 123 du traité de Lisbonne). Les gouvernements ont signé eux-mêmes leur (et notre) esclavage vis-à-vis des banquiers. Entre 1980 et 2006 la France a payé 1 176 milliards d’euros d’intérêts (plus de 40 milliards/an), soit la quasitotalité de la dette actuelle (sans compter les intérêts).
Le système est finalement bien fait… pour les banquiers, on finira d’ailleurs en citant l’un d’entre eux, Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) : « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font les lois. »

 

Pour en savoir plus
« L’Argent-dette » de Paul Grignon
Vidéo disponible légalement sur internet
sous-titré en français.

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